Le contrat – publication

Événements, Ladainian Abernaker Pas de commentaire »

Le contrat, troisième aventure de Ladainian Abernaker, sort le 26 décembre aux éditions du Petit Caveau, dans la collection 100% numérique (prix : 0,99 cts).

Description

Ladainian Abernaker est un très vieux vampire, aigri et inadapté à la vie moderne. Sa seule passion : le blues. Son seul ami : Ezequiel, un corbeau. Tout naturellement, il vit à Chicago, une ville qu’il a vu naître, grandir et prospérer. Réfugié dans son bar à musique, le Willie’s, il traverse les années avec cette seule obsession : faire perdurer le blues de Chicago, cette sonorité si particulière qui, à elle seule, apaise son esprit torturé. Le monde extérieur n’est là que pour lui permettre de satisfaire cette idée fixe, il n’a aucun autre intérêt à ses yeux. Ainsi, il exerce la douce activité de tueur à gages afin de gagner l’argent nécessaire à sa marotte.

Une saga dédiée à un vampire atypique, une ambiance inspirée des films noirs, des épisodes indépendants… N’hésitez pas à découvrir l’univers de Ladainian !

Ladainian Abernaker 3 — Le contrat : un soir, Ladainian est victime d’une tentative d’assassinat. Lui, le vampire tueur à gages, est devenu la cible d’un confrère. Inquiet de voir sa tranquillité menacée, il se lance à la recherche du commanditaire grâce à une piste pourtant bien maigre. Ses investigations vont le contraindre à déterrer un événement de son passé ; un meurtre auquel il n’a jamais accordé la moindre importance.

La boutique du Petit Caveau

Disponible aussi sur de nombreuses plates-formes numériques

 

L’ange de Polh – publication

Événements, Ladainian Abernaker Pas de commentaire »

L’ange de Polh, seconde aventure de Ladainian Abernaker, sort le 12 septembre aux éditions du Petit Caveau, dans la collection 100% numérique (prix : 0,99 cts).

Description

Ladainian Abernaker est un très vieux vampire, aigri et inadapté à la vie moderne. Sa seule passion : le blues. Son seul ami : Ezequiel, un corbeau. Tout naturellement, il vit à Chicago, une ville qu’il a vu naître, grandir et prospérer. Réfugié dans son bar à musique, le Willie’s, il traverse les années avec cette seule obsession : faire perdurer le blues de Chicago, cette sonorité si particulière qui, à elle seule, apaise son esprit torturé. Le monde extérieur n’est là que pour lui permettre de satisfaire cette idée fixe, il n’a aucun autre intérêt à ses yeux. Ainsi, il exerce la douce activité de tueur à gages afin de gagner l’argent nécessaire à sa marotte.

Une saga dédiée à un vampire atypique, une ambiance inspirée des films noirs, des épisodes indépendants… N’hésitez pas à découvrir l’univers de Ladainian !

Épisode 2 – L’ange de Polh : Émilie, un ange de Polh, débarque à Chicago pour retrouver l’assassin d’une personne dont elle avait la charge. Mais le coupable est un vampire et l’ange, jeune et inexpérimenté, ne parvient pas à lui mettre la main dessus. Elle se met alors en tête de demander l’aide de Ladainian Abernaker, l’allié le plus improbable qui soit. Le vieil acariâtre n’aurait certainement jamais prêté l’oreille à sa requête sans la malheureuse intervention du chef des vampires de Chicago.

La boutique du Petit Caveau

Disponible aussi sur de nombreuses plates-formes numériques

Vampire Blues – extrait

Ladainian Abernaker Pas de commentaire »

Voici un extrait de Vampire Blues, le premier épisode des aventures de Ladainian Abernaker, à paraître aux éditions du Petit Caveau le 8 avril.

Extrait :

Danny, assis sur son canapé face à la table basse, rassemblait les dernières miettes de sa cocaïne journalière à l’aide d’un valet de pique. Il venait de s’enfiler trois lignes bien fournies et, déjà, le monde extérieur s’embellissait de teintes merveilleuses, moirées de petites étoiles aguicheuses. Il se pencha en avant, un doigt appuyé sur sa narine gauche et, d’une forte inspiration, ingurgita sa quatrième ligne avant de se laisser aller en arrière. Vautré dans le sofa, les jambes écartées, il fixait le plafond en ricanant bêtement. Là-haut, de drôles de monstres batifolaient sans entraves au milieu des lumières. Il s’esclaffa, une main sur le ventre, lorsqu’un éléphant rose doté d’une tête humaine – celle de son patron ? – éclata en gerbes scintillantes juste au-dessus de lui.

— Porte poisse, le valet de pique, fit une voix profonde.

Danny sursauta et contempla, ahuri, l’homme qui se tenait dans son salon. Plutôt grand, très sec, il ressemblait à une antiquité qu’un vendeur peu regardant aurait sorti de la naphtaline. Les traits burinés par l’âge, soulignés par un gros nez aplati et de grandes oreilles, il portait un vieux costume noir digne des Blues Brothers avec l’indispensable borsalino vissé sur le crâne. Des chaussures cirées noires et blanches complétaient cette panoplie ringarde à souhait. Les mains dans les poches de son pantalon, les épaules voûtées, il paraissait aussi inoffensif que le vieil épicier du quartier. Derrière lui, la porte de l’appartement était toujours fermée, verrou et chaîne de sécurité en place. Revenu de sa surprise, Danny s’extirpa de son canapé et s’avança en zigzags vers son visiteur. Il brandit un poing qui se voulait menaçant.

— Dis donc vieux schnock ! J’sais pas comment t’es entré et je m’en tape ! Barre-toi de mon herbe !

Danny comprit son erreur lorsque son regard rencontra deux puits de ténèbres glacés qui enserrèrent son esprit dans un étau de terreur pure. La sensation, d’une violence inouïe, mit aussitôt fin aux effets psychiques de la cocaïne. Il sentit avec une lucidité terrible l’intrusion, puis la fouille méthodique de ses pensées les plus intimes, sans qu’il ne puisse y opposer la moindre résistance. Son agresseur fourrageait en lui tel un bulldozer chargé de mettre à nu chaque parcelle de son âme. Paradoxalement, ce n’était pas douloureux. Le jeune homme avait presque l’impression de n’être qu’un simple spectateur, témoin silencieux d’un cambriolage hors normes. S’il n’y avait eu ce froid intense, cette peur irrépressible, il aurait pu se croire dans un nouveau trip. Malheureusement, tout ceci était bien réel. Soudain, il hoqueta, stupéfait, avant d’opérer un demi-tour rigide. Il ne contrôlait plus son propre corps ! Paniqué, Danny tenta de s’accrocher à un guéridon, puis au canapé, mais ses mains bougeaient à peine, tétanisées. Ses pas mécaniques, dénués de leur aisance naturelle, le rapprochèrent du balcon. Sans pouvoir s’y opposer, il ouvrit la porte coulissante, s’avança à l’extérieur et enjamba la rambarde. Il eut juste le temps d’admirer une dernière fois la ville illuminée avant de sauter dans le vide, incapable de pousser le moindre cri. Quatorze étages plus bas, ses os se disloquèrent sur le trottoir.

La boutique du Petit Caveau

Tags :

Vampire Blues – publication

Événements, Ladainian Abernaker Pas de commentaire »

Vampire Blues, premier épisode des aventures de Ladainian Abernaker, sort le 8 avril aux éditions du Petit Caveau dans la collection sang% numérique (prix : 0,99 cts).

Description

Ladainian Abernaker est un très vieux vampire, aigri et inadapté à la vie moderne. Sa seule passion : le blues. Son seul ami : Ezequiel, un corbeau. Tout naturellement, il vit à Chicago, une ville qu’il a vu naître, grandir et prospérer. Réfugié dans son bar à musique, le Willie’s, il traverse les années avec cette seule obsession : faire perdurer le blues de Chicago, cette sonorité si particulière qui, à elle seule, apaise son esprit torturé. Le monde extérieur n’est là que pour lui permettre de satisfaire cette idée fixe, il n’a aucun autre intérêt à ses yeux. Ainsi, il exerce la douce activité de tueur à gages afin de gagner l’argent nécessaire à sa marotte.

Une saga dédiée à un vampire atypique, une ambiance inspirée des films noirs, des épisodes indépendants… N’hésitez pas à découvrir l’univers de Ladainian !

Épisode 1 — Vampire Blues : Ladainian vit un cauchemar : son joueur de saxophone vient de mourir de manière brutale. Afin de compléter son orchestre désormais orphelin, il auditionne un jeune garçon prénommé Paul. Le gamin, très doué, éveille aussitôt son intérêt. Mais son père, un patron de tripot, n’entend pas laisser son fils devenir musicien professionnel. Pour le vampire mélomane, il devient alors un ennemi à abattre.

La boutique du Petit Caveau

Disponible aussi sur de nombreuses plates-formes numériques

Noblesse d’âme — extrait

Fantastique Pas de commentaire »

Anthologie Vampire malgré lui, éditions du Petit Caveau.

Extrait de ma nouvelle :

Cunégonde se frayait un chemin parmi les élèves tel un navire briseur de glace. Sa mauvaise humeur crépitait autour d’elle et les adolescents, peu désireux de l’approcher, rasaient les murs avec soin. La vieille était un savant mélange de Carmen Cru et de Sœur Marie-Thérèse des Batignolles, ce qui constituait un motif suffisant pour la fuir comme la peste. Vêtue d’une robe noire sans fioritures et d’un chapeau de la même couleur, plus large que ses imposantes épaules, elle donnait volontiers des coups de son lourd cabas à ceux qui gênaient sa progression. Elle marchait à une vitesse impressionnante, malgré son âge – si tant est que l’on puisse évaluer la chose de manière correcte – et ne s’essoufflait jamais. Le professeur de sport, d’ailleurs, en gardait un mauvais souvenir depuis le jour où elle lui avait couru après pendant un bon quart d’heure avant de réussir à lui abattre son cabas sur le crâne.

Ce fut donc une boule de nerfs en pleine possession de ses moyens qui pénétra dans le bureau de Monsieur Lelandais, le directeur du collège. Celui-ci se leva, tremblant, et désigna une chaise à son encombrante visiteuse. Il détestait devoir convoquer cette affreuse bonne femme, surtout s’il devait faire des reproches sur le comportement de sa petite-fille. Cunégonde se laissa tomber sur la chaise et posa son sac sur ses genoux sans la moindre élégance. Le directeur s’assit à son tour et tenta de paraître à l’aise. En vain.

— Comment allez-vous, chère madame ?

Il la fixa dans les yeux. Les pupilles, brun clair, brillaient parfois d’une lueur cuivrée dérangeante, presque hypnotique. Aucune émotion ne ressortait de cet étrange regard, comme s’il avait été peint par un artiste talentueux. Pourtant, chose contradictoire, il donnait aussi l’impression d’une fantastique vie intérieure, tumultueuse tel un volcan. Le soutenir revenait à plonger son cerveau dans de l’huile bouillante : une expérience à éviter. Cunégonde renifla bruyamment, une grimace de mépris rivée aux lèvres.

— Dites-moi ce que vous m’voulez, on va pas y passer la journée !

Monsieur Lelandais déglutit. Il regrettait que, derrière l’élégant nom de famille de sa visiteuse, ne se cache pas une femme au caractère plus aimable. Il connaissait déjà sa réaction avant même d’avoir donné la moindre explication.

— Il s’agit de votre petite-fille… Une fois de plus, elle a manqué de respect envers le professeur d’arts plastiques et…

— Un ramassis de conneries, tout ça !

— Question de goûts, bien entendu… mais elle ne peut pas se montrer insolente sous prétexte que vous… euh… n’aimez pas…

Le directeur préféra ne pas terminer sa phrase et se tassa sur son siège, les yeux rivés sur son bureau. De la sueur froide mouillait le dos de sa chemise. Ses genoux s’entrechoquaient avec la régularité d’une horloge suisse.

— Faites-la venir, lâcha soudain la vieille.

L’intéressé obéit avec la promptitude d’une souris désireuse d’échapper au chat qui la poursuit. Un instant plus tard, Amandine pénétrait dans la pièce et sa grand-mère se leva. Elle se retint de ne pas sourire.

— C’est pas bien. » déclara-t-elle sans la moindre conviction avant de se tourner vers le directeur. « Il est content gogol ?

— Ouuuiiii… parfait… chevrota monsieur Lelandais.

Cunégonde prit sa petite-fille par la main et quitta le bureau sans ajouter un mot. Le directeur s’effondra sur son siège avant de se protéger la tête avec les bras. Même ses os semblaient vouloir jouer des castagnettes. Au moins, il n’était pas passé par la fenêtre, cette fois.

Tags :