Paranoïa aiguë – extraits

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Cette nouvelle fait partie de l’anthologie « Les robots sont-ils vraiment nos amis ? » à paraître aux éditions Voy’el en février 2012.

Extrait :

Ils sont parmi nous. Les robots. Ils ont envahi notre quotidien, exécutant les tâches ingrates et fatigantes dont nous, Humains, voulions nous affranchir. Ils ont été conçus dans cet unique but : soulager nos fragiles organismes, transcender nos limites. En effet, les progrès technologiques n’ont pas permis de supprimer les travaux pénibles, voire dangereux. La sécurité des personnes et le bien-être professionnel étaient devenus la grande préoccupation du XXIIème siècle. Voilà pourquoi les crédits de la recherche en robotique avaient quadruplé en quelques années, poussant les grands laboratoires à s’investir totalement dans ce créneau. Les résultats furent plus rapides et plus prometteurs que nous ne l’escomptions. Très vite, l’évidence d’un débat sur la place des robots dans la société s’imposa et il fallut gérer l’afflux des rapports rédigés par tout ceux qui estimaient devoir faire entendre leur voix.

Les scientifiques souhaitaient des robots indépendants, capables d’initiative et de libre arbitre ; les religieux refusaient qu’ils dépassent les capacités d’une vulgaire machine outil ; les syndicats désiraient avant tout qu’ils puissent travailler sans entraves ; quant à la population, bien évidemment divisée sur le sujet, elle manifestait son soutien ou sa désapprobation dans les rues. Heureusement, ce fut à nous, politiques, de décider. Les débats durèrent de nombreux mois, chaque pays souhaitant mettre son grain de sel, mais nous parvinrent à un accord historique. Aucune machine ne devait dépasser l’homme ni même l’égaler en terme d’autonomie et de conscience de soi. Il y eut, bien entendu, de nombreuses levées de bouclier parmi les chercheurs : leurs arguments furent jugés nuisibles à la sauvegarde de l’humanité et, de ce fait, rejetés.

Il y eut alors une longue période d’étude durant laquelle nous nous penchâmes sur les limitations à imposer aux robots. Nous finîmes par les rédiger en termes clairs et indiscutables avant de soumettre ce cahier de conception au vote du parlement.

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Le Facteur 119 – extraits

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Aux éditions Voy’el.


Concept : il s’agit d’un roman de Science Fiction pouvant être classé Space Opera. Il pose un questionnement sur le statut des intelligences artificielles au sein d’un univers qui devrait, en théorie, les accepter sans problème. Le tout, bien sûr, est traité avec une touche d’humour grâce à des personnages hauts en couleurs qui amènent des situations parfois cocasses.

Les personnages principaux :

Gabriel Korbyn : militaire spécialiste des armes en tous genres, elle est irascible, râleuse et emportée. Adepte des solutions expéditives, elle peine parfois à trouver d’autres méthodes plus douces mais tout aussi efficaces. Comme ses compagnons, elle est entièrement dévouée à Ellyard.

William Haveyron : informaticien surdoué, il est calme, pondéré et adepte du café. Il souffre plus que les autres de sa situation car il a été créé à l’image d’un homme décédé pour prendre sa place.

Ethan Largoon : médecin et chercheur, il est réfléchi, efficace et attentif au sort d’autrui. Allergique à la guerre -et surtout à ses conséquences- il peine à trouver son équilibre dans le monde où lui et ses compagnons se trouvent débarqués.

Tyler Kalys : adolescent bricoleur et touche-à-tout, il est impulsif, irréfléchi et désordonné. Adepte des biscuits de survie, il a souvent tendance à taper sur les nerfs de ses compagnons. Il est très attaché à son concepteur.

Ellyard McComb : ingénieur génialement précoce, Ellyard est un doux rêveur qui n’a pas vraiment les pieds sur terre. Lorsqu’il découvre que sa dernière invention va servir un objectif tout autre que celui qu’il avait envisagé, il est brutalement ramené à la réalité. Il ne sera que plus déterminé à corriger son erreur.

L’histoire : Ellyard McComb, inventeur génial et précoce employé par la Sygentel, a enfin réussi à mettre au point des Intelligences Artificielles. Son projet va être testé dans l’Empire Loranys, exsangue après 14 années de guerre civile et dont les besoins en personnel sont importants. Dans un premier temps, dix unités doivent être expédiées dans l’Empire pour connaître la viabilité du projet. Mais Henri Havensborn, directeur de la Sygentel, a conclu un accord avec l’Etat Médrovien, ennemi de Loranys. Les I.A vont être reprogrammées pour les aider à envahir les Loraniens. McComb découvre les projets de son supérieur et parvient à retirer quatre I.A des griffes de la Sygentel. Avec leur aide, il va tenter de contre-carrer les plans mis en place par Havensborn.

Extrait au format PDF : Le Facteur 119

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La Taupe – extraits

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En août 2010, une anthologie martienne paraîtra aux éditions Rivière Blanche : Dimension Mars.

Ma nouvelle intitulée « La Taupe » en fera partie. Il s’agit d’un huis clos qui se déroule dans une base d’exploration, sur Mars (évidemment…). Partant d’un principe souvent utilisé, j’ai essayé de surprendre un peu le lecteur, et j’espère y être parvenue. Je n’en dis pas plus, rendez-vous en août !

Extrait :

Base martienne Percival Lowell, Valles Marineris, 21 septembre 2015

— « Rapport de situation, 21 septembre, 16H15 heure terrienne. » Le commandant Lefort se vautra dans son fauteuil et avala une gorgée de café. « Cela fait maintenant 56 jours que nous sommes arrivés sur Mars, » poursuivit-il d’un ton las « et il me faut admettre que je ne parviens pas à gérer correctement la situation. » Le commandant pianota un moment sur son bureau avant de reprendre. « Les membres de mon équipe commencent à développer des signes inquiétants de paranoïa et les disputes se multiplient… depuis que le professeur Visconti a découvert ce matériau inconnu à quelques kilomètres de la base, tout va de travers. Il ne fournit aucun rapport sur sa découverte, et le professeur Narikama n’est pas plus coopératif que son collègue. Les autres membres de l’équipe ont l’impression que les deux chercheurs cachent une information vitale. » C’est aussi mon avis… Lefort poussa un profond soupir. « Je vais essayer d’y voir plus clair… rapport terminé. »

Le commandant Thomas Lefort coupa l’enregistrement et se leva lentement pour aller jusqu’à l’unique fenêtre de son bureau. La base Percival Lowell avait été construite près de Valles Marineris et la vue dont il bénéficiait était absolument superbe. Ses canyons, qui s’étendaient sur des milliers de kilomètres, lui donnaient une savoureuse impression de liberté et de petitesse. D’où il était, il ne voyait qu’une infime partie de cet endroit fantastique et cela le rendait un peu triste. Il aurait préféré être dehors, parcourant ces merveilleuses vallées, plutôt qu’enfermé dans ce minuscule complexe qui lui donnait le sentiment d’étouffer… Thomas se détourna, conscient qu’il se faisait du mal, et revint au centre de son bureau. Il devait trouver une solution à son problème, et vite. La base Lowell abritait six personnes -lui compris- et si la situation perdurait, il ne pourrait éviter une catastrophe. Soudain, Thomas se retrouva dans l’obscurité. Les lumières s’étaient éteintes, tous les appareils étaient en veille, la ventilation ne fonctionnait plus… seule une chiche lumière en provenance de l’extérieur permettait à Thomas de distinguer son environnement. Au bout d’un moment, le générateur de secours se mit en route et tout redevint normal. Le commandant se massa les tempes, exténué. La situation n’allait visiblement pas s’arranger…

Le lien vers le site de Rivière Blanche : Dimension Mars.

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