Capital : on a rien compris au numérique, et on vous le montre !

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Dans l’émission Capital de M6 en date du dimanche 19 février, figurait un reportage sur le numérique. Je me suis dit « chouette, enfin ils s’intéressent au sujet ! ». Eh bien, après l’avoir regardé, j’aurai préféré qu’ils se soient abstenu. En effet, ils nous ont offert une superbe démonstration du plus mauvais journalisme d’investigation !

Si le traitement superficiel global aurait pu être pardonné — sans les oublis très fâcheux qui le jalonnaient — les erreurs flagrantes et les clichés odieux, eux, ne le sont pas.

Petit tour du reportage :

Présentation des liseuses dans une grande enseigne (forcément) : hop, voilà, c’est numérique, cool pour les yeux, et y a le Wifi. Bon, c’est vachement court, mais passons. Nous allons chez une charmante jeune femme qui adore les livres, en met partout et donc, la liseuse, c’est chouette. Cela aurait été drôlement sympa de pouvoir l’entendre parler de tarifs, d’avantages autre que l’encombrement… mais non. La suite !

Nous voilà donc chez monsieur X qui achète un Kindle à madame Y. Très contents, bien sympa pour lire, premier contact avec l’engin et première dépense avec un bouquin à 15 euros de Maxime Chattam (20 euros pour la version papier). Hop, gros raccourci : les lecteurs de numérique achètent 3 fois plus de livres que les autres, donc ils claquent bien plus de fric parce que forcément, ils achètent tous des bouquins à un tarif lamentable. Les éditeurs font d’énormes bénéfices, gagnent plein de sous, etc…

Sur cette constatation odieuse, nous assistons à une pseudo enquête sur les prix que pratiquent les éditeurs (entendez par là, bien entendu, Gallimard-Laffont-Lattès et autres géants). Ben, ils font tous des ebook hyper-cher ! Et là, le journaliste nous présente un camembert (vachement bien, les trucs graphiques) sensé représenter les dépenses de l’éditeur pour les versions papiers et les versions numériques. Oh, surprise ! Le numérique ne nécessite AUCUNE dépense de conception ! Tiens, le gars ne sait visiblement pas qu’un ebook, ça se fabrique (intégration dans un logiciel, adaptation au format voulu, contrôle) et que non, ça n’est pas génialement automatique sans aucune intervention humaine nécessaire. Passons. L’ebook coûte plus cher en marketing (+ 3 %) qu’une version papier. Tiens donc… Une autre partie du camembert, dédiée aux droits d’auteur, nous apprend que ce dernier est forcément floué par le numérique, vu qu’il touche le même pourcentage. Le journaliste oubliera juste de préciser que le prix de vente n’est pas le même et que non, tous les éditeurs ne pratiquent pas ainsi. Et allez, go chez Robert Laffont, auprès d’une pauvre employée non décisionnaire à qui on demande de justifier les prix ! (aïe) Petit commentaire bien salé sur une entente entre éditeurs concernant le tarif du livre de poche et hop, c’est bouclé !

Donc voilà la conclusion sur ce volet : le prix des ebooks est beaucoup trop élevé, les méchants éditeurs en profitent. Quid des petits éditeurs, de leurs efforts, ou des ebooks à moins de 7 euros ? Passés aux oubliettes, tout ça n’est pas intéressant, surtout lorsqu’on prétend faire du journalisme d’investigation.

Et là, pour finir en beauté, il faut bien prendre du lourd : un écrivain stéréotypé, le gars qui écrit du polar au milieu des scies, haches et autres ustensiles (dont les poussières mettront à mal son pauvre ordi) et qui vend ses ebooks tout seul comme un grand sur la plate-forme d’Amazon. 5 000 exemplaires. Dans le genre cliché, ils auraient vraiment eut du mal à trouver pire… moi, je n’ai pas réussi à le trouver dans le catalogue d’Amazon, mais bon…

Donc, au final un reportage vraiment lamentable qui donnait l’impression d’être entièrement dirigé contre le numérique. De quoi se poser des questions. Le pire, c’est qu’à lire certaines réactions genre « avant, je n’avais rien contre, maintenant j’ai changé d’avis », je me dis qu’ils ont réussi leur coup.

Alors non, le numérique n’est pas un méchant qui va tout bouffer. Le papier a encore une belle vie devant lui, ne serait-ce que grâce à ses nombreux adeptes qui feraient couler un éditeur imprudent qui passerait du jour au lendemain au 100 % numérique. Avec le temps me direz-vous ? Je ne suis pas sûre que cela change grand-chose. Mais, par contre, je sais que ce type de reportage ne risque pas d’aider à y voir plus clair ! À quand une enquête complète sur le sujet ?

 

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Les mésaventures de Tévrémencon, saison 6

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Voici les mésaventures d’un vampire un brin idiot et de son ami qui tente de le supporter, malgré ses nombreuses bévues. Elles ont été écrites à quatre mains (mention de l’auteur entre parenthèses).

 

31- Le coiffeur (Lydie Blaizot)
— Dis Georges, qu’est-ce que tu penses de ma nouvelle coiffure ?
— On dirait un labrador décoloré. Qu’est-ce t’as foutu ?
— Ah, j’le savais ! C’est la faute à cette cruche de coiffeuse !
— Elle s’est emmêlé les pinceaux dans ses produits ?
— Non ! J’avais demandé un genre de blond. Elle commence et au bout d’un moment, j’lui demande si on peut ajouter des mèches pour aller avec le rouge de mes yeux.
— Hein ?
— Ben oui ! Alors elle me répond : quel rouge ?
— Et… ?
— J’lui ai montré, forcément… pour qu’elle voit.
— Mouais. Je suppose qu’elle s’est évanouie ?
— Non ! Elle s’est mise à hurler comme une folle dans la boutique, j’suis parti sans qu’elle finisse le boulot…
— T’es vraiment con !

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Interview par Clément

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Clément, jeune lecteur passionné par les littératures de l’imaginaire, m’a fait le plaisir d’une interview sur son site, Clementh.

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Sang d’Ocre, novella Bit-Lit

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Sang d’Ocre, novella Bit-Lit à paraître en feuilleton numérique (six épisodes, un par mois) aux éditions du Petit Caveau

Premier épisode le samedi 11 février 2012 !

Textes et illustration de couverture : Lydie Blaizot

Présentation :

Ashleigh Lordhale, jeune sorcière d’origine anglaise, est la dernière membre de la caste des Sang d’Ocre, décimée par les Rosaire d’Argent, leurs rivaux. Afin d’échapper à ses poursuivants, elle est venue se réfugier en Nouvelle-Zélande, où elle espère mener une vie paisible. Mais c’est sans compter sur Harold Leydenfield, chef des Rosaire, qui veut absolument la sacrifier afin de récupérer le potentiel magique qu’elle recèle.
Cette belligérance va perturber le paisible quotidien des vampires de l’île qui vont opter pour la solution la plus simple : forcer Ashleigh à partir. Ils espèrent ainsi éviter les foudres de Leydenfield. Lorsque l’amour et la conspiration s’en mêlent, rien ne se passe comme prévu…

Chaque épisode est disponible au tarif de 0,99 euros.

L’intégrale est disponible au tarif de 3,99 euros.

Épisode 1 : Traquée

Épisode 2 : Rencontre

Épisode 3 : Brume Baroque

Épisode 4 : Cabale

Épisode 5 : Transgression

Épisode 6 : Affrontement

Interview Fan 2 Fantasy

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Voici une interview parue dans le numéro 19 du journal Fan 2 Fantasy :

1- Qui est Lydie Blaizot ?
Moi, et c’est déjà bien, je trouve… ah, il faut être plus précise ? Tout depuis le début ? Hum… je suis née un 12 juillet, sous un ciel parfaitement bleu flanqué d’un soleil éclatant, les enfants riaient, les oiseaux gazouillaient et… remarquez, vu qu’il faisait nuit… bon, laissons cela. J’écris dans le domaine de l’imaginaire, je m’intéresse au dessin, au graphisme et aux sciences. Voilà. Ajoutons que je suis globalement inoffensive, comme dirait Douglas.

2- Parlez-moi de la Maison de Londres et de Autour de Londres ?
Inspirés par nos (délirantes) parties du jeu de rôles Dracula, où j’officiais comme maître de jeu, ces deux ouvrages traitent des vampires, bien entendu. Le premier, un roman, raconte les mésaventures de trois amis confrontés à la bêtise d’un des leurs. Il est largement teinté d’humour, plus que le suivant, un recueil de nouvelles qui permet d’en apprendre plus sur les personnages du roman, mais aussi sur d’autres membres de la puissante Maison de Londres. Les nouvelles, très différentes, sont plus sérieuses, mélancoliques et tristes.

3- Vos auteurs préférés ?
Terry Pratchett, James Blaylock, Arthur Conan Doyle, Howard Lovecraft.

4- Quel est le prochain livre sur lequel vous travaillez ?
Un recueil de nouvelles de science fiction avec un personnage central commun, un agent de sécurité d’une station spatiale hors normes.

5- Si vous étiez un personnage de Fantasy, qui seriez-vous ?
Isgrimnur, le duc d’Elvritshalla dans l’Arcane des Épées de Tad Williams.

6- Si votre livre le Prévôt était porté à l’écran qui tiendraient les rôles principaux ?
Réticule : David Jason
Innocent : Orlando Bloom

7- Pour vous quel est le meilleur roman sur le mythe du vampire ? le meilleur film ?
Mon roman préféré est Le sang d’immortalité avec sa suite Voyage avec les morts, de Barbara Hambly.
Côté films, je n’ai vu que le Dracula de Coppola et j’ai été globalement déçue donc je ne peux pas vraiment répondre à cette question.

8- Plutôt Stocker, Rice ou Meyer ?
Aucun des trois, même si je préfère Stocker (pour l’ensemble de son œuvre). Il ne correspond ni à mon style, ni à ma vision des choses. Quant à Rice et Meyer, j’ai détesté, tout simplement.

9- Si vous ne deviez garder qu’un seul de vos ouvrages lequel ce serait ?
Question difficile… je suppose que ce serait La Maison de Londres. Il fut le premier à être édité, il a donc une place à part dans mon cœur…

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