Les mésaventures de Tévrémencon, saison 30

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Voici les mésaventures d’un vampire un brin idiot et de son ami qui tente de le supporter, malgré ses nombreuses bévues. Elles ont été écrites à quatre mains (mention de l’auteur entre parenthèses).

151- Vampire auto-entrepreneur (Lydie Blaizot)

— Dis Georges, j’ai enfin trouvé une solution !
— Pour tes tentatives de boulot ?
— Oui ! Je vais me lancer dans l’auto-entreprise. Comme ça, pas de patron, juste moi et mon business.
— J’admets que c’est pas con du tout. Bon, tu auras peut-être des soucis avec la paperasse, mais passons. Et dans quoi tu vas te lancer ?
— La location de cercueil à la semaine !
— À la semaine ? Quelle famille va être intéressée par une formule pareille ?
— Meuh non, t’y es pas ! Rien à cirer des familles ! Par contre, c’est idéal pour les vampires qui ne veulent pas pieuter toujours dans la même boite !
— T’es vraiment con !

152- Vampire au Pôle (Lydie Blaizot)

— Dis Georges, ça y est enfin !
— Tu as trouvé le boulot idéal ?
— Oui !
— La vache ! Raconte vite ! C’est quoi ?
— Ben en fait, je me demande pourquoi j’y ai pas pensé plus tôt… c’est un taf très répandu, mais qui continue à progresser. Les gens font même la queue dans les boites spécialisées pour s’inscrire !
— Oh ? Alors là, je suis étonné. Je n’ai pas entendu parler d’un tel phénomène.
— Si ! Il y a même une société nationale qui regroupe tout ce beau monde ! J’ai ma carte, un numéro d’adhérent et tout ! Tiens, regarde…
— Pôle Emploi ?! Tu te fiches de moi ?
— Euh… non, pourquoi ?
— Ils ne font que recenser les chômeurs ! Tu m’étonnes qu’il y ait la queue !
— Ah… mais c’est pas bien comme boulot ?
— T’es vraiment con !

153- Pirates ! (Lydie Blaizot)

— Dis Georges, pourquoi tu souris comme ça ?
— Je repensais à notre barbecue d’hier soir, au bord de la Seine.
— Ah… tu m’en veux pas alors ?
— Oh que non ! Je me suis marré comme une baleine, même si je n’ai eu que la fin de l’histoire.
— Bah, t’as pas loupé grand-chose. Juste le début de la conversation avec cet imbécile de Pierrot.
— Quel genre ?
— Il m’expliquait combien il était fier d’être un pirate. Tu sais, ceux qui pompent sur Internet des trucs illégaux. Moi, j’aime pas le principe. Quand je fabrique quelque chose de mes mains, je trouve normal de pouvoir le vendre. Alors pour les bouquins, la musique ou les films, c’est pareil !
— J’aimerais quand même bien savoir pourquoi il a fini le cul dans la Seine…
— Ben, j’lui ai dit que les pirates, ça aimaient beaucoup la flotte ! Alors je l’ai choppé par le colbac et zou !
— T’es vraiment con !… Mais qu’est-ce que je me suis marré !

 

154- Vampire sans modération (Lydie Blaizot)

— Dis… Dis Georges, tu… tu… tu pourrais m’aid… m’aider ?
— Qu’est-ce que tu as encore fabriqué ?! On croirait que tu as avalé une pile !
— Je… je… j’ai fait… fait un… p… pari !
— Je crains le pire. Vas-y, annonce la couleur si tu peux.
— Avec D… Da… Dada…
— Daniel, OK.
— Con… conc…
— Concours du plus idiot de vous deux ? Ça devait donner !
— N… non ! Caf… caf…
— Café ? Celui qui avalerait le plus de café ? Bon sang, il est branché sur le percolateur en permanence, tu croyais quoi ?
— B… ben…
— Et tu en as avalé combien de litres, monsieur je résiste à tout ?
— Tr… tren… te… sept…
— T’es vraiment con !

 

155- Il minerve ! (Lydie Blaizot)

— Dis Georges, tu aurais pas un truc pour soulager le mal de gencives ?
— Pas vraiment, non… toi, tu as encore bouffé une cochonnerie.
— Même pas ! C’est à cause de ma dernière victime.
— Ah ? Elle avait la peau dure ?
— Je ne peux pas te dire, j’ai pas réussi à la mordre.
— Comment tu as fait ton compte ?
— Ben, c’était un type, genre imperméable rabattu sur le nez et tout et tout… y pleuvait, tu vois.
— Oui… et ?
— Du coup, forcément, j’ai pas vu sa minerve. C’est quand j’ai mordu dedans que je m’en suis aperçu. En plus, y avait une partie métallique, j’te dis pas le mal de chien !
— T’es vraiment con !

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