Les mésaventures de Tévrémencon, saison 27

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Voici les mésaventures d’un vampire un brin idiot et de son ami qui tente de le supporter, malgré ses nombreuses bévues. Elles ont été écrites à quatre mains (mention de l’auteur entre parenthèses).

136- Une bonne pâte (Lydie Blaizot)
— Dis Georges, j’ai décidé de suivre une formation pour trouver du boulot.
— Bonne idée. Tu veux faire quoi ?
— J’hésite encore. Je suis allé à la Maison de la Formation, la dame m’a dit que je pouvais essayer divers stages pour trouver ma voie.
— Parfait ! Tu as commencé ?
— Oui, j’étais dans une boulangerie la semaine dernière.
— Étais ?
— Ben ouais… ça l’a pas fait, j’ai été obligé de partir.
— Pour quelle raison ?
— La patronne a fait une attaque.
— Je crains le pire, raconte.
— Roh, c’est la faute à son mari aussi ! Y m’dit de surveiller le pétrissage de la pâte à pain, tu sais, dans ces grosses machines qui touillent toutes seules ?
— Oui, et alors ?
— Fallait qu’elle soit bien ferme. Je voyais pas comment vérifier sans mettre la main dedans…
— Je vois le tableau. Tu ne l’as pas arrêtée avant, c’est ça ?
— Ben non ! Y m’a dit que la pâte risquait de retomber si j’le faisais. Bon, je m’y colle… et cette saloperie m’arrache deux doigts ! J’suis pas une petite nature, tu sais bien, mais je devais les récupérer illico pour que la régénération fonctionne…
— Et je suppose que la boulangère…
— Elle s’est pointée au moment où j’recollais mes doigts, ouais. La tronche qu’elle a tiré !
— T’es vraiment con !

137- Sans cric (Lydie Blaizot)
— Dis Georges, j’comprends pas, j’ai encore foiré un stage.
— Allons donc ! Quel domaine ?
— Mécanicien auto.
— Ah ? Tu ne te débrouilles pourtant pas trop mal… qu’est-ce qui t’es arrivé ?
— Ben, un collègue s’est glissé sous une bagnole pour jeter un œil, vu que le pont était pris. Mais il n’était pas à son aise, alors il m’a demandé de lever un peu avec un cric.
— Et ?
— Impossible de mettre la main sur un de ces bidules ! J’voulais pas le faire attendre, alors j’ai soulevé la caisse, discretos.
— Discrètement ? Mais bien sûr…
— Y avait personne qui regardait ! J’surveillais tu sais ! Manque de bol, ce couillon s’est mis à hurler et j’crois que j’ai légèrement sursauté, comme qui dirait.
— Et tu as, comme qui dirait, lâché la voiture ?
— Ben ouais…
— T’es vraiment con !

138- La photo peut nuire à la santé (Lydie Blaizot)
— Dis Georges, tu connaîtrais pas une bonne couturière ?
— Euh… pour ta veste je suppose ? Balance-la à la poubelle, ça vaudra mieux !
— Tu rigoles ! C’est ma préférée, tu sais bien ! Y a des poches partout et…
— Maintenant, y a aussi plusieurs trous ronds entourés de traces noires assez suspectes.
— Ouais, je sais… c’est mon nouveau stage découverte qui a légèrement foiré.
— Tiens donc ! C’était quoi ?
— Paparazzi. Je me suis dit que je pourrai gagner pas mal de fric rapidement.
— Et ? Tu ne vas pas me dire que tu t’es fais plombé en prenant une photo ?!
— Ben si !
— Raconte !
— J’ai appris que Lady Gaga venait à Paris. C’était l’occasion d’un scoop ! J’me suis transformé en brume pour pénétrer dans sa chambre d’hôtel et la photographier dans son bain…
— Ça partait d’une bonne idée. Alors quoi ?
— Ben, mon appareil lui, il était pas en brume… alors quand le garde du corps l’a vu, il a tiré dans l’tas. Y m’a pas loupé l’animal !
— T’es vraiment con !

139- Sept ans de malheur (Lydie Blaizot)
— Dis Georges, tu es superstitieux ?
— Non, pas du tout. Pourquoi ?
— Ben, moi si, et là je crois que je vais avoir la poisse pendant un bon moment !
— Allons donc, qu’est-ce qui te fait dire ça ?
— Hier, j’ai commencé un nouveau stage dans une brasserie. J’essayais le boulot de serveur.
— Bon, et alors ?
— Je me débrouillais plutôt bien jusqu’à ce que j’aille chercher une commande au bar. Au mur, y avait un de ces gigantesques miroirs, tu sais ?
— Oui, je vois bien… ne me dis pas que…
— Ben si ! J’ai levé la tête, réflexe con ! J’ai pas eu le temps de dire ouf, il a éclaté en mille morceaux, dégringolé sur les bouteilles et les verres qu’étaient dessous, amoché le serveur… quelle galère !
— Tu aurais dû te souvenir qu’on doit éviter les miroirs.
— Ouais, je sais… dis, si un p’tit miroir c’est sept ans de malheur, ça fait combien un machin de cette taille ?
— T’es vraiment con !

140- La barbe ! (Lydie Blaizot)

— Dis Georges, je commence à désespérer !
— Qu’est-ce qui t’arrive ?
— J’ai encore foiré un stage ! J’étais chez Tif’au’Poil…
— Un toiletteur pour chiens ?
— Nan, un coiffeur !
— Ah… et alors ?
— Ben, le patron a voulu que je fasse la barbe d’un client. Tu me connais, moi les coupe-choux c’est pas mon truc…
— Comme beaucoup d’autres choses… et ?
— J’étale la crème, je passe le rasoir en douceur, histoire de pas faire de conneries et paf, une coupure !
— Tu l’as saigné !
— Roh, meuh non ! Une égratignure, tout au plus…
— Où était le problème alors ? Il s’est plaint au patron ?
— Non… c’est le sang. Quand j’ai vu cette jolie petite goutte bien dodue glisser sur sa joue, j’ai pas réussi à me retenir. J’crois qu’il a hurlé…
— T’es vraiment con !

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