2012, fin d’un monde

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Allez, tout le monde s’y met, alors voici une petite nouvelle sur la fin du monde. Amusez-vous bien !

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Ruines

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Je suis ici depuis trop longtemps. Pourtant, je le sais bien, je commence à avoir l’habitude : il ne faut jamais se planquer plus d’une semaine au même endroit. Mais voilà, cet immeuble, il me plaît… sa façade, entièrement éventrée, me laisse admirer chaque matin le lever du soleil sur ce quartier en ruines. Ses rayons balaient les restes de notre civilisation et l’éclaire d’une lumière crue qui ne tolère aucun artifice. Elle révèle cette simple vérité que nous avons ignorée durant des siècles : nous sommes éphémères.

Aujourd’hui, vautré sur un vieux matelas, je passe mes journées à contempler ce paysage devenu plus familier que mes propres pensées. Je ne songe même plus à me nourrir… à quoi bon ? Les opportunités sont si rares. En réalité, la seule possibilité, c’est la chasse. Et je ne peux pas m’abaisser à cela, ce n’est pas dans ma nature. Je préfère encore mourir. Les autres seront moins timorés, je ne me fais guère d’illusions là-dessus. Au début, je bougeais beaucoup, je réussissais à tenir avec peu de choses. Maintenant, je n’ai plus envie. Je contemple cette désolation, voilà tout. Je les attends. Ils vont me trouver, c’est juste une question d’heures, à présent.

Perdu dans ma rêverie, je grignote un morceau de carton plus noir qu’un croque-monsieur trop cuit. J’entends du bruit. Des débris dégringolent, au rez-de-chaussée. Ils arrivent…

Illustration faite avec The Gimp et Painter Essential

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L’apocalypse

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2041, l’année verte.

Un jour, partout sur Terre, le ciel s’embrasa d’un crépuscule pourpre aux étranges reflets vert. Les rares peuplades encore proches de la nature comprirent qu’un grand bouleversement se préparait. Pourtant, même elles furent surprises par l’ampleur et la brutalité du phénomène. En vingt-quatre heures, leur forêt avait doublé de surface. Ailleurs aussi, chaque pouce de végétation n’aspirait qu’à une chose : s’étendre, reprendre le terrain qu’elle avait jadis cédé. Les arbres et les plantes sauvages envahirent les récoltes, traversèrent les maisons, ravagèrent les zones industrielles. Dans les villes, les jardins publics, les parcs et les zoos mangèrent petit à petit le béton, ensevelirent les constructions sous d’immenses prisons végétales. Les humains voulurent lutter, contrer cette brusque invasion par tous les moyens à leur disposition. Armes, produits chimiques, feu… rien ne fonctionna. Si l’ennemi ralentissait parfois, il finissait toujours par reprendre du poil de la bête et avancer à nouveau, inébranlable. Les morts se comptèrent par millions… L’homme battit en retraite, se dispersa au milieu de cette nature devenue véritablement hostile.

Aujourd’hui, il cherche à survivre, persuadé d’être encore la seule race pensante de la planète. Mais, chaque jour, un crépuscule pourpre s’étend sur le monde…

Illustration faite avec The Gimp et Painter Essential.

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