
Éditeur : Descartes
Année de publication : avril 1993
Disponible : d’occasion sur Internet, la sixième édition étant sortie en 2008
Système : D100
Univers : ce jeu vous plonge dans l’univers créé par Howard Phillips Lovecraft autour du Mythe de Cthulhu, un Grand Ancien venu de l’autre bout de l’univers. Un Dieu endormi qui, lorsqu’il se réveillera, anéantira le monde des Hommes. Autour de lui, on trouve bien sûr d’autres Anciens, des monstres que, suivant les romans de Lovecraft, on devine à peine ou, au contraire, on découvre en grand nombre. La folie gagne de toutes manières les héros de ses histoires.
Principe : les joueurs incarnent des investigateurs aux professions diverses et variées (historien, archéologue, prêtre, détective privé, scientifique, etc...) qui se retrouvent confrontés au Mythe de Cthulhu et, donc, à de nombreux dangers. Une caractéristique importante des personnages est la santé mentale, qui diminue au fur et à mesure qu’ils découvrent des éléments du Mythe ; jusqu’à devenir totalement fous. La difficulté est donc de maintenir un personnage en vie et à peu près sain d’esprit, tout en luttant contre le Mythe.
Et pour nous... : Cthulhu est un jeu d’ambiance normalement sinistre. Pourtant, il est difficile de comptabiliser le nombre de fous rires qui ont ponctué nos parties. Il faut dire que nous n’étions pas fans des monstres sans consistance (mis à part un physique affreux) qui ne veulent qu’une chose : tuer tout le monde. Bref, nous n’étions certainement pas faits pour jouer « sérieusement » à Cthulhu. Les scénarios que je mettais en place étaient des enquêtes auréolées d’un côté surnaturel, parfois avec des monstres, mais jamais les personnages n’ont vu d’Anciens. A la lecture de Lovecraft, ces derniers sont peu présents et, puisque un jeu de rôles se joue souvent avec les mêmes personnes, il n’est pas intéressant de leur faire affronter un Ancien. En effet, si le personnage survit, il est très souvent fou à lier. Il n’y a rien de plus frustrant pour un joueur que de changer régulièrement de personnage... et, puisque nous nous rassemblions pour partager un bon moment, ce n’était évidemment pas notre objectif.
Scène d’anthologie : un inspecteur de police est envoyé sur les lieux d’un assassinat. Un scientifique renommé a été tué à son domicile. Lorsqu’il arrive sur place, il constate que non seulement le jardin, mais aussi tout le rez-de-chaussée de la maison sont envahi par les feuilles mortes. Dans le salon, le scientifique gît au sol, sur cet étrange linceul, sa femme de ménage pleurant à ses côtés.
Le joueur qui incarne l’inspecteur de police se tourne alors vers moi et déclare, très sérieux :
« Je prends le pouls du cadavre, est-ce qu’il bat encore ? »
Fou rire instantané. Raté pour la scène psychologique.
