Dracula

dimanche 5 juillet 2009, par Lydie Blaizot

Nom : Dracula

Éditeur : Leading Edge

Année de publication : 1993

Disponibilité : d’occasion sur Internet

Système : D6 pour les caractéristiques et les compétences, D100 nécessaire pendant les combats

Univers : le jeu propose d’incarner des vampires ou des chasseurs de vampires à Londres à la fin du XIXe siècle. L’ambiance décrite dans le livre de règles colle vraiment au film de Coppola.

Principe : les vampires sont classés en trois catégories (novice, blooded, nobles), selon leur puissance. Le jeu propose de démarrer à « novice » mais il faut faire très attention d’adapter les scénarios en conséquence car les pouvoirs de cette catégorie sont très limités (sens exacerbés, force accrue et changement en gaz pour retourner dans le cercueil). Pour progresser, les joueurs utiliseront des points d’expériences. L’augmentation de la maîtrise des pouvoirs et des compétences fait changer le vampire de catégorie. La progression devient de plus en plus difficile au fur et à mesure qu’il acquiert de la puissance. Côté chasseur de vampires, la progression se fait aussi à l’expérience. Il possède des attributs supplémentaires, comme la Foi, le Statut Social ou son statut de Chasseur de vampires, qui augmente avec l’expérience et le nombre de vampires tués.

Et pour nous... : tout comme l’Appel de Cthulhu, Dracula est un jeu d’ambiance... qui tournait souvent à la partie de rigolade. Les situations cocasses ne manquaient pas et nous étions certainement à des années lumières de la vision des créateurs du jeu.

Scène d’anthologie : Svetlana, une vampire expérimentée, se bat contre deux chasseurs de vampires. Mise en difficulté, elle choisit de fuir et saute par la fenêtre du bâtiment où elle se trouve, au quatrième étage. L’atterrissage est difficile et je calcule les dommages : 46 points de vie en moins. Le joueur qui incarne Svetlana me regarde alors d’un air malheureux et déclare :

« Je me traîne au sol jusqu’aux buissons tout proche et je me cache dessous le temps de récupérer suffisamment de points de vie pour pouvoir m’enfuir. »

Je le regarde un moment en silence, histoire de voir s’il se fiche de moi ou non. A priori, il est sérieux.

« Tu peux me dire combien de points il te reste ? » lui dis-je.

Il regarde sa feuille. « 350. »

Comme il ne semble pas réagir plus que ça, je me penche vers lui, un peu énervée.

« Donc, il me semble que tu as une égratignure, non ? »

« Ah... oui. Je peux me relever alors ? »

Je me donne une claque sur le front. Et dire que c’est un joueur expérimenté...

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