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Sylvestre : jeune homme travailleur et honnête, il est d’un naturel un peu brusque. Dénué d’arrières-pensées, il prend toutes ses décisions en se basant sur les valeurs qu’il estime justes. C’est un ami fidèle.
Brulhalakamba : Démon des Lacs Sombres, il possède très peu de connaissances sur la vie et les mœurs des humains. Pourtant, il n’a pas hésité à quitter son habitat naturel pour partir à la recherche de sa fille, laissée à la garde de son oncle. C’est ainsi qu’il va rencontrer Sylvestre, et ne plus le quitter.
L’histoire :
Sylvestre, jeune pêcheur au physique étrange, vit isolé du reste du monde. Rejeté par tous à cause de sa différence, il survit tant bien que mal. Un jour, lors d’une pêche mouvementée, Sylvestre découvre une hache magique couchée au fond de l’eau. Il ne peut résister à la tentation de s’en emparer et la ramène chez lui. Ce simple geste va bouleverser sa vie. Car l’arme parle. En quelques minutes, Sylvestre découvre qu’il n’est pas Humain, qu’il a été victime d’un trafic d’enfants et que le reste de son peuple se terre dans une cité nommée Kolh’Amra. Désireux de découvrir sa véritable identité et de retrouver sa famille, Sylvestre abandonne le peu qu’il possède et part pour la cité.
Extrait :
Les villageois, partis rapidement à la poursuite du Démon, avaient perdu plusieurs fois sa trace avant de découvrir d’éloquentes traces de sang sur un sentier mais, en regardant alentour, ils ne trouvèrent aucun autre indice intéressant. Ils se séparèrent donc en petits groupes et s’égayèrent dans toutes les directions avec l’espoir de débusquer rapidement leur proie. L’un d’eux, composé de quatre hommes armés de faux, découvrit Sylvestre, tranquillement installé sur son tronc d’arbre, occupé à mastiquer un morceau de pain rassis. Les villageois l’observèrent, indécis, car le géant représentait -physiquement parlant- une bien meilleure illustration du Démon que l’homme qu’ils poursuivaient : très grand, très musclé, la peau sombre et luisante, les cheveux blancs... une hache tout aussi imposante posée à ses côtés, une armure légère mais certainement efficace... ils n’avaient guère envie de se frotter à ce qu’ils croyaient être un guerrier chevronné. Comme ils ne parvenaient pas à prendre une décision, Sylvestre cessa son activité culinaire et posa sur eux un regard peu aimable.
« Un problème ? » fit-il, agressif.
« Nous... » articula l’un d’eux, tripotant nerveusement sa faux. « Nous cherchons un Démon... » Il avala sa salive. « Monsieur. » ajouta-t-il précipitamment en voyant le géant froncer les sourcils.
« Un Démon ! » s’exclama Sylvestre « Par exemple ! Et combien m’offrez-vous pour vous donner un coup de main ? »
« C’est que... » l’homme regarda tour à tour ses compagnons avant de regarder à nouveau le géant « Nous n’avons pas d’argent... »
« Alors déguerpissez ! » cracha Sylvestre « Vous ne m’intéressez pas ! »
« Vous voulez dire... » articula nerveusement le villageois « ... que vous ne l’avez pas vu ? »
« Si je l’avais vu, tête d’œuf, il serait déjà mort ! »
Le villageois sourit, persuadé que le géant était parfaitement capable de venir à bout d’une centaine de Démons à lui tout seul, et il décida, en accord tacite avec ses compagnons, de battre précipitamment en retraite et de retourner au village annoncer leur échec à Shelab. Après tout, le Démon était certainement déjà mort...

